Algérie/Corruption : Mondafrique confirme ses informations sur le patron du FLN et Cherif Rahmani et dévoile les biens du nouveau ministre algérien Bouchouareb,

07/05/2014 - 13:29

PARIS (SIWEL) — Après une série de révélations sur les biens mal-acquis de la nomenclature algérienne, notamment d’Amara Saâdani, SG du FLN en France, le site Mondafrique de Nicolas Beau, dévoile des informations sur les biens du nouveau ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, et confirme ceux de Cherif Ramani, ancien ministre gouverneur d’Alger et ex ministre des PME, et aussi de Mourad Oulmi, patron de Sovac, concessionnaire de voiture de marque Volkswagen et Audi en Algérie…une belle brochette de maffieux à qui il a été confié l’avenir et la prospérité de l’Algérie de Bouteflika, qui est rappelons-le quand même, soutenu par les "démocraties occidentales".


Bouchouareb, ministre de l'Industrie. PH/DR
Bouchouareb, ministre de l'Industrie. PH/DR
Ainsi, le site confirme que Saâdani (SG du FLN) a acheté « au moins un appartement à Neuilly sur Seine, financé les études de ses enfants en France et en Angleterre et réglé les frais d’un grand cabinet d’avocat parisien », avant de s’interroger sur la procédure choisie par Saâdani pour régler de telles dépenses ? le site répond : Amar Saâdani ne possède effectivement pas de compte bancaire en France, cela signifierait qu’il utilise des valises de billets.

A propos d’ Abdeslam Bouchouareb, député du RND et actuel ministre de l’Industrie et des Mines, (à rappeler aussi que Bouchouareb a assuré la responsabilité au sein de la direction de campagne de Bouteflika en tant que directeur de la communication), Nicolas Beau informe qu’il possède « un superbe appartement au cœur de Paris, quai Montebello, face à la Seine et à Notre Dame ». Après une enquête menée auprès des services du cadastre de Paris, Mondafrique confirme l’information. Il faut rappeler que Bouchouareb était ministre de l’Industrie entre 1996 et 1999. Fils de harki connu dans la région d’Oum El Bouagui, Abdesselam Bouchouareb est cité dans l’affaire Khalifa, sans être, signalons le, inquité par la Justice. Les mauvaises langues le citent aussi dans une affaire de détournement « de l’argent de campagne électorale de Bouteflika en 2004 en Europe ». Le montant se chiffrait, alors, à des dizaines de milliers, voire de millions d’euros. Comme récompense, il est nommé ministre de l’Industrie par Bouteflika, avec comme prime, la gestion des ressources sous-terraines algériennes qui sont les mines.

Cherif Rahmani, ancien gouverneur du grand Alger, ministre depuis 1999. PH/DR
Cherif Rahmani, ancien gouverneur du grand Alger, ministre depuis 1999. PH/DR
« Autre exemple de cette boulimie immobilière, l’ancien ministre gouverneur d’Alger et ex ministre des PME, Chérif Rahmani, possède trois pieds à terre dans les quartiers chics de Paris, d’après une enquête qui avait été menée par le Canard Enchainé, sans être démentie. Détail cocasse, ce technocrate brillant était présenté dans un article de Bernard Henri Lévy paru dans « le Monde » en 1998 comme « un quadra » novateur fâché avec « les caciques du FLN ». Apparemment, il partage avec ces mêmes caciques, dont Amar Saâdani, un certain gout pour l’immobilier parisien », écrit encore Mondafrique, qui confirme des informations relayées par d’autres sites d’informations, mais que la presse algérienne avait tût, car, Rahmani « est l’ami des éditeurs ».

La quasi-majorité des directeurs de journaux algériens ont eu des lots de terrains ou des appartements comme « cadeaux » de la part de Cherif Rahmani. Toujours dans l’entourage de Bouteflika, Nicolas Beau revient sur l’affaire de Mourad Oulmi, le patron de Sovac, concessionnaire de voiture de marque Volkswagen et Audi en Algérie. « On se souvient aussi comment en 2006, le concessionnaire des grandes marques de voiture de luxe en Algérie, Mourad Oulmi, avait acheté l’appartement de Nicolas Sarkozy, situé ile de la Jatte. Monsieur Oulmi est dans les petits papiers du régime de Bouteflika. Pour preuve, les démêlés judiciaires qu’il avait eu avec son prédécesseur, Ahmed Mouffok, se sont bien terminés : Mouffok croupit en prison et lui vend 15000 véhicules de prestige (Audi, Volkswagen) chaque année, dont une bonne part au gouvernement et à la gendarmerie. Une partie de ces profits apparemment est recyclée sur les bords de la Seine ».


Mourad Oulmi, patron de Sovac. PH/DR
Mourad Oulmi, patron de Sovac. PH/DR
Le site ajoute que « toujours à Neuilly, Mourad Oulmi a créé en 2012 la société Expimo, spécialisée dans l’achat, la décoration et l’aménagement de biens immobiliers. Cette agence se trouve, rue Louis Philippe, à trois cent mètres de l’appartement d’Amar Saadani. Les deux hommes se connaissent… Certains à Alger prétendent même que « Mourad Oulmi a vendu son appartement à Saâdani ». A suivre… «Le monde est petit ». A signaler que tous les véhicules acquis par la présidence, les ministères, le Sénat et l'APN sont délivrés par Sovac, propriété de Oulmi et revendeur de la marque Volkswagen et Audi.

Le site contredit, par ailleurs, Saâdani concernant les détournements opérés dans les caisses du Crédit agricole. L'affaire des 3000 milliards de centimes volatilisés est, aujourd’hui, un secret de Polichinelle en Algérie.

A propos de la corruption sous Bouteflika, le site tire une conclusion et indique que « lors du scandale de la Sonatrach qui a éclaté voici quatre ans, les chiffres de commissions indues, cités par les experts financiers du FBI américain pour les seuls contrats passés avec l’oncle Sam, approchent les deux milliards de dollars. Dans un autre dossier gangrené par la corruption, celui de l’autoroute Est-Ouest, le devis initial a explosé de trois à quinze milliards de dollars en raison notamment des détournements opérés ».

Elle est pas belle l'Algérie ?!

dm/mondafrique

SIWEL 07 1229 AVR 14



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