Agouni – Guéghrane: Lettres au Ministre de l’Intérieur et aux Elus locaux

24/05/2014 - 11:50

AGOUNI GUEGHRANE (SIWEL) - Au vu de la situation catastrophique dans laquelle se trouve la commune d’Agouni Gueghrane, la Coordination des comités de village et de la cellule de crise a adressé deux lettres ouvertes, une au Ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales et une seconde aux élus locaux. Le comité se réserve le droit d’entreprendre toute action qui permettra " le rétablissement du fonctionnement normal de l’Assemblée Populaire Communale ". Siwel.info publie, ci-après, les deux lettres dans leur intégralité.


Commune d’Agouni – Guéghrane
Coordination conjointe des Comités de villages et de la cellule de crise

A

Monsieur le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales

Objet : Situation de la Commune d’Agouni – Guéghrane

Monsieur ,

Les populations de nos villages respectifs sont lassées de voir perdurer la situation dite de blocage dans laquelle patauge notre commune. Elle a eu déjà à endurer cinq longues années de dissensions graves durant la mandature 2007/2012 attendant vainement chaque jour une issue heureuse au sort de cette institution.

Cinq années sont passées sans que les édiles communaux aient pu trouver un terrain d’entente à même de faire fonctionner normalement l’APC. Les élections communales d’octobre 2012 ne sont malheureusement pas annonciatrices de détente et de sérénité puisque dix neuf mois après le scrutin l’exécutif communal peine à voir le jour. Ce sont au total pas moins de quatre vingt mois passés en désaccords au détriment de la population et la responsabilité incombe autant à l’inconscience des élus qu’aux institutions concernées de l’Etat qui n’ont pas procédé à l’application des textes de la République dans pareille situation.

Les conséquences sur la prise en charge des besoins et des problèmes des citoyens sont pour le moins désastreuses. La commune reste sous-développée et semble se complaire dans une pauvreté sans cesse croissante. Elle ne profite pas de tous les moyens que l’Etat met à sa disposition. La population, quotidiennement malmenée, reste frustrée de ces bienfaits possibles .

A l’horizon, il ne semble pas se profiler des éclaircies. Tout le monde campe sur ses positions, lesquelles, en définitive, prennent en otage la population et mettent en péril son devenir.

La coordination des comités de villages et la cellule de crise installée à la suite de l’assassinat présumé du jeune Akil Bélaid, représentants légitimes de la population , sachant que les élus de la Commune sont matures, issus de surcroît de partis politiques , que même indépendants, ils ne sont pas apolitiques, tiennent à rester à l’écart des confrontations idéologiques et /ou d’intérêts par rapport à toutes les parties . Néanmoins , elle ne s’empêchera pas d’entreprendre , en concertation avec la population de tous les villages de la commune , des actions pacifiques en vue du rétablissement du fonctionnement normal de l’Assemblée Populaire Communale et en tous cas de l’institution communément appelé ‘’ la Mairie ‘’.

Aussi la coordination des comités de villages et la cellule de crise tout en appelant les élus à un sursaut de sagesse , au dépassement de leurs visions étroites , interpellent vivement les pouvoirs publics sur la nécessité de mettre instamment fin à cette situation dont le seul perdant reste la population .

Ampliations à :
- Monsieur le wali de Tizi – Ouzou
- Monsieur le Chef de Daira de Ouadhia
- Aux élus de la Commune
- A la population par voie d’affichage

Commune d’Agouni-Guéghrane
Coordination des Comités de Villages et Cellule de crise
A

Messieurs les élus de la Commune d’Agouni – Guéghrane

Objet : Du fonctionnement de l’APC


Le mois de novembre 2012 , la population était appelée aux urnes pour élire au suffrage universel ses représentants à l’Assemblée Populaire Communale. Cinq années auparavant, en 2007, elle accomplissait le même devoir - on ne peut plus civique - qui allait permettre la prise en charge de ses multiples difficultés par des élus prêts à relever les défis du développement .

Quatre vingt mois après ces rendez-vous électoraux l’exécutif communal n’arrive pas à voir le jour et les intérêts de la population semblent dérisoires devant les considérations plus personnelles que partisanes des élus de la population.

Si la responsabilité des élus est engagée , celle de l’Etat l’est davantage puisqu’il ne veut pas faire exécuter les textes prévus par la Loi dans pareille situation . En termes clairs, plutôt le pourrissement que la Loi.

L’appel des candidats à un vote massif durant les campagnes électorales, les promesses faites à la population par les uns et les autres sont paradoxalement suivies après chaque élection de ce qui s’apparente au mépris et au lâchage .

Trêve de désaccords ! La population n’en peut plus d’être ignorée et sacrifiée sur l’autel de dissensions dont elle n’en a cure. Elle veut des acteurs à l’APC . En somme, une APC qui travaille, qui progresse, qui innove pour le bien-être de ses citoyens .

C’est pourquoi, la Coordination des comités de villages avec la Cellule de crise , loin de tout parti pris, en appellent à la conscience de tous les élus pour qu’ils trouvent au plus vite une solution aux dysfonctionnements qui atrophient le fonctionnement normal de l’assemblée populaire communale.

La Coordination des Comités de village et la Cellule de crise, représentantes légitimes de la population , sont déterminées à entreprendre - dès la deuxième semaine du mois de juin 2014 - des actions pacifiques si le problème venait à perdurer



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