9e anniversaire de l'assassinat d'Ameziane Mehenni : La Kabylie rend hommage à son fils martyr

21/06/2013 - 14:39

MARAGHNA (SIWEL) — Des centaines de personnes se sont rendues, aujourd'hui, au village de Maraghna, dans la localité d'Illulen Umalu, pour se recueillir sur la tombe d’Ameziane Mehenni assassiné à Paris le 19 juin 2004. Une fresque représentant Ameziane avec son père Ferhat Mehenni, président du GPK, a d’ores et déjà été placée à l’entrée du village, tandis qu’une statue sera dédiée au défunt Ameziane au cours de l’été, au chef lieu de la commune, ou dans le village même de Maraghna.


Nna Wiza, mère de Ferhat Mehenni, déposant une gerbe de fleurs sur la tombe de son petit-fils Ameziane assassiné par les forces occultes.(PH/DR)
Nna Wiza, mère de Ferhat Mehenni, déposant une gerbe de fleurs sur la tombe de son petit-fils Ameziane assassiné par les forces occultes.(PH/DR)
L’odieux crime dont a été victime Amezaine Mehenni, à Paris, reste hélas impuni, mais un jour ou l’autre, la vérité rejaillira. En attendant, ce sont les âmes justes qui, chaque année, lui rendent l’hommage souhaité.

Cet hommage à la mémoire de la victime lâchement assassinée par une main de maître a été organisé par cinq associations culturelles de la commune, le comité de village de Maraghna, l’association sportive de Mezeguène, avec la participation de l’APC (Assemblée populaire communale) d’Illulen et le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK).

Une très nombreuse foule s’est rassemblée au cimetière pour honorer la mémoire d’Ameziane Mehenni, cueilli à la fleur de l’âge par ses lâches assassins.

Parmi les participants, outre les centaines de personnes venues de Vgayet, de Tizi-Ouzou, de Boumerdes, de Tuvirett, d’Alger et de la diaspora, on a pu noter la présence de la section locale du RCD, tandis que l'ONM locale (organisation des anciens maquisards de la guerre d’Algérie) et l'association des avocats de Tizi-Ouzou ont envoyé des messages en hommage à la mémoire de la jeune victime.


Une fresque à l'entrée du village Maraghna, en guise d'hommage à Ameziane et de soutien au président du GPK. PH/DR
Une fresque à l'entrée du village Maraghna, en guise d'hommage à Ameziane et de soutien au président du GPK. PH/DR
Pour rappel Ameziane Mehenni est le petit-fils du martyr de la guerre d’Algérie, Ameziane Mehenni, (d’où le message de la section locale de l’ONM), dont il avait repris le prénom comme le veut la tradition kabyle.

Les vicissitudes de l’Histoire tragique de l’Algérie indépendante ont malheureusement fait qu’Ameziane Mehenni ait du transmettre, par la même tradition, le prénom hérité de son grand-père, qu’il n’avait pas eu la chance de connaitre, ce dernier s’étant sacrifié pour que l’Algérie accède à son indépendance. Une indépendance payée au prix fort par la Kabylie qui croyait chasser le colonialisme alors qu’au colonialisme français a succédé un autre colonialisme « encore plus insidieux » pour reprendre les propos de Boualem Sensal car « basé sur le mythe de la nation arabe ».

zp,
SIWEL 211439 JUIN 13




Kabylie | Afrique du nord | Politique | International | Sport | Culture | Economie / Finances | Sciences Tech



Recherche