10 milliards de dinars pour indemniser les familles de terroristes

07/01/2014 - 18:40

ALGER (SIWEL) — Selon un article publié hier dans le quotidien algérien El Watan, ce n’est pas moins de « 16 200 familles de terroristes abattus par les services de sécurité » qui ont reçu entre de 1,4 million à 1,7 million de dinars d’indemnisations dans le cadre du « Fonds de solidarité nationale » dédié aux « victimes de terrorisme » durant la « tragédie nationale ». La « charte pour la paix et la réconciliation nationale » a été faite sur mesure pour les terroristes et leurs familles. Les victimes et les familles des victimes, celles qui ont survécus comme celles qui n’ont pas survécu, ainsi que les patriotes qui ont assuré la sécurité de leurs concitoyens mis en danger par la folie meurtrière des terroristes et de ceux qui les ont engendrés, ne sont pas des victimes de la « tragédie nationale », ils ne sont que « les dommages collatéraux » d’une politique mise en en place dès 1962 et qui, depuis, ne cesse de se « sophistiquer »


Dans le cadre du fonds de solidarité avec les victimes de la tragédie nationale, L’Etat algérien débloque 10 milliards de dinars pour indemniser les familles de terroristes (PH/DR)
Dans le cadre du fonds de solidarité avec les victimes de la tragédie nationale, L’Etat algérien débloque 10 milliards de dinars pour indemniser les familles de terroristes (PH/DR)
C’est ainsi que l’on apprend que : ‘’ Selon le président de la « cellule d’assistance juridique aux victimes de la tragédie nationale », maître Merouane Azzi, les « familles des terroristes » abattus par les services de l’ordre dans le cadre de la lutte contre le terrorisme bénéficient de montants allant de 1,4 million à 1,7 million de dinars.’’ Quant aux victimes des terroristes et à leurs famille, il ne leur reste que leur yeux pour pleurer, et sans faire de bruits ni encore moins « offenser » les repentis car, après tout, ce ne sont que des victimes collatérales de cette politique d’aliénation arabo-islamique qui a transformé des milliers d’écoliers en zombies assoiffés de « djihad fi sabil llah », comme l’enseigne assidûment les « programmes éducatifs » algériens dès la première année primaire.

Il est donc logique qu’en Algérie, on ne va pas à l’encontre de ce qui a été semé si patiemment ; et pour refermer la plaie béante de la « tragédie nationale », c'est-à-dire la « décennie noire » qui a vu des hordes de terroristes sanguinaires décimer 250 000 personnes, l’État algérien a eu un coup de génie : indemniser les familles de terroristes. Bien sur, Maître Merouane Azzi, le président de la fameuse « cellule d’assistance juridique aux victimes de la tragédie nationale », insiste beaucoup sur le fait ‘’qu’Aucune indemnité n’est directement versée aux repentis dans le cadre de la charte’’ mais il précise néanmoins que les terroristes ‘’ peuvent en revanche bénéficier d’une insertion sociale, « comme n’importe quel citoyen algérien, » et postuler aux différentes formules de crédits et d’aides à la création de l’emploi»...hallucinant quand on connait le nombre sans cesse grandissant de suicide parmi la jeunesse désœuvrée et livrée au chômage par ce même pouvoir qui débloque des milliards de dinars pour réinsérer, comme si de rien n'était, des criminels dans la société.

Et comme les privilèges de la réconciliation nationale des terroristes (qui prennent par la grâce de l’État algérien la qualité de "de victimes de la tragédie nationale") ne sont pas suffisantes, d’autres ‘’propositions relatives aux catégories n’ayant pas été mentionnées dans la charte de la réconciliation ont été adressées au président de la République pour "compléter" la charte’’, rapporte El Watan, et ce ‘’pour plus d’équité’’, comme par exemple : la prise en charge des prisonniers accusés de participation dans des actes terroristes et blanchis par la justice ; les enfants nés dans les maquis et leur prise en charge (non pas pour déterminer le nom du criminel violeur et le punir mais pour définir la filiation et le patronyme de l'enfant né de ce viol, attribuant ainsi à l'enfant une double peine: être né d'un viol et porter le nom d'un criminel) ; l’attribution de pensions aux personnes détenues dans le sud du pays et aux femmes violées durant la décennie noire, ce dernier point sans doute rajouté pour donner l'illusion d'un semblant de justice. En revanche, les victimes ayant tout perdu, leur familles, leurs biens, les groupes d’auto-défense qui ont participé à la lutte contre le terrorisme sont ignorés, ceux-là sont oubliés : 250 000 personnes horriblement assassinées et 10 années de terreur sont essuyées d'un revers de main par la grâce d'une ignominie encore jamais vu dans l'histoire : élever des bandes de criminels sanguinaires au dessus de milliers de victimes... même les faux démocrates qui se sont hissés au rangs de ministres de la république algérienne ont oublié Katia Bengana, Tahar Djaout, Smail Yefsah, Rachid Tigziri, Nabila Djahnine Et c'est en trahissant leurs nom et leurs sang qu'ils sont aujourd'hui ministres, députés, ou encore "opposant" de cette république qui commandite tous ces crimes et que eux cautionnent.

maa,
SIWEL 071840 JAN 14




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